Aliou Diallo, l’un des poids-lourds de l’opposition malienne, a décidé d’enterrer la hache de guerre avec le président Ibrahim Boubacar Keïta en acceptant sa main tendue et en renonçant à contester les résultats de l’élection présidentielle. Un geste d’apaisement qui tient à la fois du pragmatisme et de la volonté de remettre le pays en ordre de marche après plusieurs mois d’une campagne électorale électrique.

Pragmatique comme toujours, Aliou Diallo, l’homme d’affaires, inconnu du grand-public en début d’année et qui a réussi le tour de force de dynamiter le paysage politique malien en s’affirmant comme le troisième homme du scrutin présidentiel, a compris que les contestations sur la victoire d’IBK étaient vaines et stériles. Même si de nombreuses « fraudes » ont été dénoncées par plusieurs candidats et que l’abstention a été record, IBK n’en sera pas moins à la tête de l’Etat malien pour les cinq années à venir.

Au lieu de combattre l’évidence, et parce que depuis le début de sa campagne, il a placé l’amélioration concrète du niveau de vie de ses concitoyens comme sa priorité absolue, Aliou Diallo a accepté dimanche la main tendue du président IBK pour renouer le dialogue entre la majorité et l’opposition, et remettre le pays en marche et les institutions au travail. Une décision annoncée à travers un message à l’occasion de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Mali.

« J’estime qu’il est temps, malgré toute l’amertume que peuvent avoir certains de nos compatriotes, de mettre cette élection derrière nous et d’envisager avec réalisme, détermination et sérieux notre avenir commun », a affirmé Aliou Diallo. Celui qui prône une « Nouvelle Indépendance » pour le Mali, a ajouté qu’il n’était pas opposé à des hommes, mais à un système qui pousse le Mali vers le bas depuis un quart de siècle.

Aliou Diallo a réaffirmé être opposé « à un système qui, depuis plus de 30 ans, valorise la médiocrité au lieu de l’excellence. Un système qui encourage la culture de la facilité au lieu de celle de l’effort. C’est ce système que nous nous engageons à combattre farouchement en cherchant à construire plutôt qu’à détruire. Nous resterons donc mobilisés et nous ne tomberons ni dans la compromission  ni dans la violence ».

Et le chef de file du parti ADP-Maliba de conclure en se positionnant en vigie de la démocratie malienne : « Pour ma part, je continuerai à oeuvrer aussi bien sur le plan politique qu’institutionnel à la prise en compte des idées fortes de mon projet pour la nouvelle indépendance. Je suivrai également de très près la promesse présidentielle de faire ce que nous, ADP-Maliba, avons realisé dès nos premiers pas, en rendant à la jeunesse sa place dans la vie de la Nation. J’espère que cela se traduira rapidement en actes concrets ».

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