La vente aux enchères est une activité intéressante, car elle permet d’acquérir bien de choses. Néanmoins, le fonctionnement de ce type d’activité n’est pas toujours compréhensible pour certains. Pourtant, celle-ci commence par le dépôt de l’œuvre, puis il s’ensuit des travaux d’expertise, de la négociation, de la promotion et se conclut par la vente proprement dite. Comment se déroule l’estimation des œuvres vendue aux enchères ? Nous aborderons davantage le sujet dans le présent article.

Qui est chargé de l’estimation des objets à vendre ?

Compte tenu des salles de vente, le commissaire-priseur de l’étude a recours au service des experts en ce qui concerne l’estimation des biens. Il pourrait s’agir de professionnels travaillant au sein de la boîte ou encore de personnes externes. Cependant, les salles de vente aux enchères d’arts de grande envergure possèdent leur propre équipe. Ces derniers forment une section d’expertise entièrement dédiée à l’estimation des objets. Cela n’est pas toujours le cas dans les salles de vente de petite taille puisque ces dernières ont souvent recours à des cabinets spécialisés.

De quelle façon les bornes d’estimation sont-elles déterminées ?

Gardez à l’esprit que de nombreuses œuvres d’art sont tarifées. Cela implique leur récurrence dans les ventes aux enchères, ce qui facilite la détermination de leur prix. Il n’en est pas de même pour les autres œuvres. Il est donc facile de comprendre que ces dernières n’apparaissent pas souvent dans les ventes aux enchères. L’estimation de celles-ci s’avère particulièrement difficile, mais pas impossible. Afin d’y parvenir, les experts se réfèrent à l’historique et procèdent même à des recherches supplémentaires.

À titre d’exemple, pour vendre un pichet Picasso, il suffit de se référer aux ventes précédentes dans l’optique d’avoir une idée des bornes de prix à pratiquer. Si la vente aux enchères porte sur les pièces en or, alors, les recherches du commissaire-priseur porteront sur :

  • L’époque de provenance des pièces ;
  • L’atelier de frappe ;
  • Le thème de frappe ;
  • L’état de conservation de la pièce, etc.

Pour une œuvre d’art non signée, il est censé s’appuyer sur les résultats des recherches d’autres spécialistes. Ces derniers enquêtent sur les points abordés précédemment et tenteront aussi de retrouver l’auteur de la pièce. Pour faire simple, les spécialistes effectueront un travail d’authentification à l’issue duquel un certificat d’authenticité sera délivré en fonction des conclusions. C’est d’ailleurs ce qui a été fait lors de la vente aux enchères des oeuvres de Pierre Soulages par la maison Aguttes, le 02 novembre. Ce document s’avère utile pour la vente et l’assurance.

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Qu’est-ce que le dépôt ?

Cette première estimation réalisée est confirmée par une autre. Celle-ci est bien plus précise et peut se réaliser in situ ou en ligne. À l’instant où elle attise la curiosité de la maison de vente l’ayant estimé, une proposition de dépôt est faite au propriétaire. Ainsi, les experts de la salle auront le temps nécessaire pour examiner précisément l’œuvre. Dans ce cas, une compensation lui sera donnée en échange.

En somme, les ventes aux enchères ne peuvent avoir lieu sans l’estimation des œuvres. Cela nécessite alors l’intervention de certains experts. Ceux-ci sont donc les spécialistes chargés d’attester de l’authenticité d’une œuvre d’art par exemple. Si son originalité est prouvée, alors le propriétaire reçoit un bon de dépôt à la condition que l’œuvre présente un intérêt pour la maison l’ayant estimé.