La technologie a favorisé une réelle métamorphose de différents secteurs brisant ainsi les limites de l’espace. Le numérique permet notamment de communiquer librement et aisément à travers le monde. En effet, l’utilité et les bienfaits que procure la technologie sont indéniables. Toutefois, elle pose toujours un souci capital de sécurité dans le transfert des données.

Les keyloggers sont l’un des nombreux programmes ou dispositifs pouvant fragiliser la sécurité de vos informations. Ils sont utiles dans certaines circonstances comme il peuvent causer des dégâts conséquents. Visitez intégralement le keylogger, son fonctionnement, ses utilisations ainsi que les différents moyens pour se protéger.

Qu’est-ce qu’un keylogger ?


L’expression keylogger signifie littéralement enregistreur de touches. Comme son nom l’indique, cet outil ou programme a pour mission d’enregistrer les frappes d’un clavier. Si vous avez encore des interrogations quant à la bienveillance du keylogger, sachez qu’il représente un grand outil d’espionnage. En effet, les keyloggers sont des outils utiles et efficaces notamment pour les pirates informatiques. En pratique, un tel logiciel peut servir à suivre votre historique sur le web à travers les diverses URL que vous avez visitées. Il peut aller plus loin en retraçant intégralement l’activité sur un ordinateur sur une période donnée. Par ailleurs, le keylogger peut également avoir des usages légitimes. Retrouvez d’excellentes options de keyloggers sur https://www.spytic.net/blog/logiciel-espion-keylogger/.

Par ailleurs, en enregistrant les frappes d’un clavier, le keylogger s’attaque généralement aux identifiants et aux accès sur différents comptes, des plateformes ou encore des réseaux sociaux. Le keylogger se place dans la catégorie des spywares qui correspond au terme anglais pour qualifier les logiciels d’espionnage. En effet, l’action de ces programmes est connue pour sa discrétion qui les rendent indétectables pour plusieurs antivirus. Ils s’exécutent en arrière-plan et à l’insu des utilisateurs. Si 80 % des keyloggers existants sont réservés au système Windows, les autres systèmes n’en sont pas pour autant épargnés. 

En effet, il existe aussi bien des keyloggers sur Linux ou sur Mac qui sont capables de dérober des données confidentielles. De même, le keylogger ne se limite pas qu’aux ordinateurs, il peut se répandre dans n’importe quel appareil électronique notamment un téléphone ou une tablette. Il est important de noter qu’un keylogger n’est pas répertorié dans une catégorie de virus, de vers ou de cheval de Troie. Pour cause, ce dernier n’a pas pour vocation de modifier un quelconque fonctionnement du système de la machine hôte.

Les principales formes de keylogger

Il existe deux principaux types de keyloggers indispensables à connaître pour prendre des dispositions indispensables contre ces dangers.

Le keylogger matériel


Un keylogger peut être soit logiciel soit matériel. Ce dernier type de keylogger est moins répandu et très peu connu. Certains hackers s’en servent aisément pour parvenir à des fins illégales. Les keyloggers matériels sont ainsi des supports physiques souvent insoupçonnables qui sont connectés à un ordinateur pour collecter diverses informations. Le keylogger matériel peut par exemple prendre la forme d’une petite prise USB qui sert de connexion entre le clavier et le boc de l’ordinateur. Ce dispositif est alors équipé d’une mémoire chargée d’enregistrer les entrées du clavier.

En outre, le keylogger peut prendre d’autres formes matérielles très originales qui ne laissent planer aucun doute. Pour des enjeux importants ou dans des milieux de technologies développées, le keylogger peut se présenter sous une forme totalement anodine. Elle peut notamment prendre la forme d’un support de stockage, ou de tout autre outil pouvant être relié à l’ordinateur. Pour 30 euros en moyenne, des modèles de keyloggers physiques sont disponibles sur le marché.

Le keylogger logiciel

Le keylogger logiciel est le plus répandu et également le plus utilisé. En effet, les moyens de déploiement ou de transfert de tels logiciels sont nombreux et bien plus simples. Ce sont des programmes informatiques développés dans des langages de programmation spécifiques pour se former en arrière-plan. Grâce à un simple code en JavaScript et en PHP, il est ainsi possible de créer un keylogger logiciel. Ainsi, ces derniers copient les frappes, mais ils prennent aussi faire des captures d’écran.

Après la collecte des données, ces informations sont soit stockées sur un support soit aussitôt redirigées vers le pirate. Toutefois, il existe plusieurs versions de keyloggers logiciels qui fonctionnent selon des principes spécifiques. Ce sont entre autres :

  • la base API ;
  • la base de saisie de formulaire ;
  • la base de l’homme dans le navigateur ;
  • la base logicielle simple ;
  • la base superviseur ;
  • la base noyau ;
  • l’accès à distance.

Mode opératoire de ces logiciels


Quel que soit le système ou l’outil sur lequel ils sont présents, les keyloggers ont un principe de fonctionnement assez commun. Une fois sur un système hôte, le keylogger cherche à s’assurer de pouvoir s’exécuter librement à chaque démarrage. Ainsi, un keylogger démarre ses fonctions à chaque lancement grâce à des interfaces de programmation (API) du système de la machine hôte (Windows, Linux, Mac, Android, etc.). Ensuite, le keylogger injecte une fonction de récupération dans la chaîne des événements claviers du système.

Dès cet instant, le keylogger est en mesure de suivre les mouvements. En effet, le système récupère chaque message de saisie d’une touche et l’envoie à tous les processus qui écoutent. Les systèmes de sécurité ne s’attaquent pas à ces actions, car ce sont les mêmes processus utilisés par les applications sûres. Cet état de choses rend complexe la détection des keyloggers par un antivirus.

D’autre part, le keylogger doit envoyer les données enregistrées vers une adresse sans doute bien cachée. Le keylogger utilisant généralement le réseau, ceci représente un moyen subtil pour être détecté. Il se sert également de threads et de hooks qui permettent de ne pas trop solliciter le CPU. Pour la transmission des données, les sockets TCP sont aussi utilisés par ces logiciels. En outre, ce logiciel espion répète souvent ces actions de manière continuelle et en toute transparence pour échapper à votre vigilance. Ces actions se réalisent également à des moments précis pour réduire les chances de détection de l’activité. La période d’espionnage définie peut aussi être relative à une habitude de l’utilisateur pour avoir des données spécifiques.

Le mode opératoire du keylogger requiert que son utilisation soit basée sur les lois en vigueur dans votre région.

Les concepteurs de keylogger à vocation malsaine protègent bien leur identité grâce à un cryptage des données collectées. Même lorsque vous tombez sur un fichier contenant votre activité, vous n’y comprenez rien. Dans certains cas, ces données ont des durées de vie déterminées pour éviter de remonter au récepteur des données. D’un autre côté, si par défaut le keylogger espionne les touches saisies au clavier, certains modèles s’attaquent à des données bien plus grandes et précises.

Ainsi, ils peuvent récupérer des données considérables avec notamment des audio, des vidéos, des conversations ou des sites web. De tels programmes peuvent très bien avoir des fonctionnalités bien plus poussées et que pourtant nous n’envisageons pas.

Comment détecter une telle menace ?


Si les keyloggers ont des crédos, c’est sans doute silence et discrétion. En effet, ces logiciels mettent tout en œuvre pour passer inaperçu d’abord pour les utilisateurs, mais également pour la machine et ces nombreux systèmes de contrôle comme les pare-feux ou encore les antivirus. Toutefois, ces logiciels ne sont pas pour autant indétectables, certaines dispositions permettent en effet de retrouver ces programmes qui peuvent causer énormément de torts. D’une part, le gestionnaire de tâches peut être d’une grande utilité pour détecter la présence d’un keylogger.

Sur Windows, le raccourci clavier CTRL + ALT + SUPPR permet d’accéder à ce gestionnaire. Une fois la gestion de tâches choisie dans les options de données, consultez les processus en cours. Avec le raccourci CTRL + MAJ +SUPPR, vous accédez directement au gestionnaire des tâches. Vous pourriez trouver un fichier Winlogon.exe dupliqué ou un autre fichier avec cette extension. Si l’un de ces fichiers vous parait suspect, faites un clic droit et annulez le processus. Par ailleurs, cherchez dans les programmes installés sur votre machine un programme installé que vous ne reconnaissez pas. Si vous avez l’assurance qu’il n’a aucune fonction utile, désinstallez le programme identifié.

Pour éviter d’être victime d’un keylogger matériel, vous devez accéder à votre gestionnaire de périphérique et faire une vérification de l’ensemble des supports connectés. Pour finir, des logiciels spécialement conçus ont une fonction adaptée pour identifier avec une grande efficacité la présence d’un keylogger. Une fois un keylogger détecté, diverses actions permettent de les neutraliser. Vous pouvez d’ailleurs préalablement vous préserver de ces logiciels à travers certaines actions.

Les usages faits de ces logiciels

Les keyloggers sont principalement utilisés pour enregistrer les frappes au clavier à l’insu des utilisateurs. Ainsi, une fois que les frappes sont enregistrées par l’espion, elles sont retransmises à l’auteur du spy. Un keylogger peut accéder à n’importe quelle information saisie au clavier. Ainsi, ils récupèrent des données telles que :

  • les noms d’utilisateur ;
  • les mots de passe ;
  • les messages personnels ;
  • les numéros de carte bancaire ;
  • l’activité globale.

Dans certains cas, avec des keyloggers plus développés, ces espions récupèrent bien plus de données comme des fichiers visuels ou audio. Les keyloggers sont alors des outils d’une grande utilité pour les pirates. Ils s’en servent généralement pour usurper l’identité d’autres internautes afin d’accéder à leurs informations, de voler de l’argent ou encore d’apporter du discrédit. En effet, les enregistreurs de frappe peuvent constituer de graves menaces pour les utilisateurs. Ces enregistreurs permettent à de tierces personnes d’avoir les accès à votre compte bancaire, à vos codes PIN et à vos réseaux sociaux. Certains keylogger sophistiqués permettent en outre de faire des captures d’écran et d’enregistrer des vidéos.

Les keyloggers tiennent notamment des places considérables dans l’histoire des hold-up informatiques ayant engendré le plus de dégâts. Ces logiciels ont notamment servi à détourner des montants considérables appartenant aux utilisateurs de certaines banques prises pour cible. Par ailleurs, les logiciels espions sont très utilisés dans le secteur industriel pour la surveillance industrielle. Ces logiciels servent ainsi les industries pour espionner les travaux de leurs concurrents.

Les keyloggers n’ont-ils que des objectifs malveillants ?


Les keyloggers servent principalement à des actions nuisibles pour les victimes. Toutefois, les keyloggers ne sont pas systématiquement malveillants. En effet, il est important de préciser qu’un keylogger n’est qu’un outil et c’est son utilisation qui est répréhensible. L’action que mène un keylogger et les conditions dans lesquels il est utilisé définissent généralement son caractère légal ou légitime. Ainsi, suivant les pays, la loi autorise l’utilisation des keylogger dans des contextes bien précis. Par exemple, le keylogger sert dans certains cas pour la surveillance des enfants afin de les préserver de certains troubles.

De même, dans certaines entreprises, ces logiciels sont utilisés avec l’accord des salariés pour contrôler leurs actions et augmenter leur productivité. De même, ces mesures sont souvent utilisées pour renforcer la politique de sécurité de certaines entreprises ou pour éviter la fuite de leurs informations. Toutefois, avant de vous servir de l’un de ces outils référez-vous minutieusement à la réglementation dans votre pays au risque de vous exposer à de graves sanctions.

Le keylogger est parfois utilisé pour la surveillance de personnes de son entourage notamment des personnes âgées ou un partenaire soupçonné d’être infidèle. Cette dernière utilisation est généralement très peu conseillée au risque de voir la relation empirer et de s’exposer à des poursuites judiciaires. L’utilisation du keylogger peut en susciter des problèmes d’éthique ou de morale selon différentes personnes même lorsqu’elle est autorisée par la loi dans le contexte spécifique.

Les limites des keyloggers

Si les keyloggers sont des logiciels performants et presque complets, ils ne peuvent pas anticiper tous les comportements des systèmes ou des utilisateurs. Ainsi, il existe de multiples combinaisons de touches qui correspondent parfois à des caractères spéciaux que le keylogger ne peut pas identifier. Lorsqu’un keylogger n’enregistre pas les touches du système, il ne parvient donc pas à identifier votre mot de passe. Cet état de choses est l’une des raisons pour lesquelles vous devriez prendre la bonne manière d’insérer des caractères spéciaux dans vos mots de passe.

Les keyloggers qui manquent de robustesse peuvent ainsi être neutralisés lorsqu’ils rencontrent des actions ou des événements qu’ils ne maîtrisent pas. Lorsque vous suspectez la présence d’un logiciel espion, certaines astuces permettent de confirmer ses soupçons et de maîtriser la menace. De même, vous pouvez prévenir ces dangers grâce à certaines techniques très efficaces.

Comment se préserver de la menace ?


Les keyloggers infectent votre machine par de nombreux moyens parfois banaux. Il faut donc faire preuve d’une véritable vigilance pour éviter d’être infecté. Un logiciel espion peut être téléchargé par inadvertance sur un site web malveillant. Il peut également se contracter en cliquant sur un lien infecté ou par une pièce jointe envoyée par un mail. Par ailleurs, les cybercrimes peuvent également se servir de chevaux de Troie pour s’installer sur une machine. Plusieurs attitudes simples permettent d’éviter au maximum les risques d’infection par de pareils logiciels.

Dans un premier temps, maintenir son antivirus et son pare-feu de sécurité continuellement à jour est capital. De même, n’installez aucun programme douteux ou dont vous ne connaissez pas la provenance. Par ailleurs, recourir au gestionnaire de mots de passe est aussi une belle alternative pour éviter de livrer ses données confidentielles lorsque l’on est infecté. Ces gestionnaires enregistrent en effet vos accès de manière sécurisée sur votre machine et s’en servent à votre place lorsque vous voulez vous authentifier.

D’autre part, vous avez la possibilité de recourir à des technologies de sécurité supérieures pour lutter efficacement contre l’usurpation d’identité. L’authentification multifactorielle notamment offre une politique d’identification plus complexe que de saisir uniquement des identifiants. Vous trouvez également en ligne des programmes très performants et spécialisés pour lutter contre les keyloggers.

Par ailleurs, faites très attention lorsque vous vous connectez sur des machines d’accès général. Évitez d’entrer directement vos identifiants. Pour finir, se servir d’un clavier visuel est une alternative simple et efficace pour éviter de se faire dérober ses différents accès.

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