Pendant des dizaines d’années, le plastique a été incontournable dans l’industrie agroalimentaire sur toute la planète. Avec la prise de conscience sur les dangers environnementaux et sanitaires qu’il fait courir à notre civilisation, le monde entier est décidé à livrer à cette matière un combat sans répit afin de raréfier de manière considérable son utilisation. Dans cette lutte contre la pollution plastique, c’est encore l’industrie agroalimentaire qui est la plus visée.
Pour cause, la majorité des déchets plastiques qui se retrouvent dans la nature et surtout dans l’océan sont ceux qui ont servi à l’emballage d’aliments. Dans cette situation de changement radical, il y a surement, comme dans toutes les situations, un enjeu économique à saisir. Si le plastique est autant décrié dans le secteur de l’alimentation, il faudrait bien le remplacer par quelque chose. Quelles sont ces alternatives au plastique qui constituent les mines d’or de demain dans l’emballage de produits agroalimentaires ?

Les raisons de l’abandon du plastique dans l’agroalimentaire

Il ne fait aucun doute que les plastiques offrent une fonctionnalité et une durabilité inégalées pour toute une gamme de produits de notre quotidien. La production et l’utilisation de plastiques croissent plus rapidement que tout autre matériau en raison de leurs nombreuses utilisations pratiques. Cependant, certaines caractéristiques qui rendent les plastiques si précieux peuvent également poser des problèmes pour la gestion des déchets en fin de vie. En particulier, les faibles coûts de production et d’élimination des plastiques ont accru la quantité de produits en plastique jetables et d’emballages sur le marché de la consommation.
Il faut l’avouer : nous dépendons entièrement du plastique. Dès le moment où les emballages en plastique sont devenus la norme dans l’industrie agroalimentaire, son coût de production était tellement faible que personne n’a voulu remettre en cause son usage. Les industriels en premier ont trouvé en cette méthode de présentation des produits un créneau alléchant. Les consommateurs, quant à eux ont trouvé l’usage de cette matière moins chère et jetable après juste une utilisation le moyen idéal de pouvoir transporter des courses de l’épicerie à la maison sans se soucier de ce que la matière devenait plus tard.
Bien des décennies après, le réchauffement climatique a jeté sur cette insouciance collective un voile de terreur et d’urgence face à la catastrophe imminente. Les océans n’en peuvent plus d’ingurgiter du plastique. Chaque année, ce sont des tonnes de déchets plastiques qui sont vomies par la mer. Ce qui est sidérant, c’est de voir que la matière plastique ne subit que de très légères dégradations même plusieurs années après ; pendant que les espèces aquatiques, elles crèvent par millions à cause de ces déchets dont l’homme n’a pas le temps de s’occuper.

Les menaces de la pollution plastique maritime

Les déchets plastiques sont présents dans le monde entier — des côtes les plus peuplées aux régions les plus reculées — et leurs effets sur le zooplancton, les invertébrés, les poissons, les tortues, les oiseaux et les mammifères sont tous négatifs, selon les études. Mais les chercheurs ont découvert que les plastiques, qui peuvent rester flottants pendant des décennies ou plus, parcourant des distances de plus de 3 000 km depuis leur origine, créent de nouveaux habitats pour les bactéries et les algues. Ces « colonies » élargissent la gamme biogéographique de bactéries et d’algues, risquant ainsi la propagation d’espèces invasives et de maladies.
Les microplastiques présents dans les océans et les eaux intérieures sont ingérés de manière non intentionnelle par un grand nombre d’animaux aquatiques de valeur commerciale. Ces particules plastiques sont constituées de composés tels que des polymères et des additifs dont la composition varie en fonction des caractéristiques finales souhaitées du matériau. Ces polymères peuvent absorber et désorber les contaminants de l’environnement ambiant, ce qui pourrait constituer une menace pour la sécurité alimentaire des produits issus des cours d’eau que ce soient les océans ou les plans d’eau intérieurs.

Les insuffisances du recyclage

À un certain moment, le recyclage a été présenté comme la solution rêvée à l’usage intempestif du plastique. En Europe par exemple, le taux de recyclage du plastique est seulement de 30 %. Ce faible taux s’explique par plusieurs facteurs. La diversité des polymères rend le tri très difficile et les gisements de déchets plastiques sont énormes. Le recyclage en lui-même nécessite beaucoup d’eau et produit des quantités importantes de carbone en plus d’être une opération assez coûteuse. Ajoutez à cela le fait qu’il existe des pratiques illégales qui permettent aux grosses entreprises fortunées de faire enfouir des quantités énormes de déchet sous les sols avec la complicité des autorités de pays du tiers monde. Ces pratiques ne permettent pas une lutte efficace contre la pollution plastique.

Les alternatives au plastique dans l’agroalimentaire

Comme le plastique est utilisé de manière si prolifique, en particulier dans les emballages, les marques vont devoir agir en urgence pour changer leurs habitudes afin de laisser tomber l’usage du plastique. En fait, 25 % des consommateurs sont extrêmement préoccupés par les emballages en plastique, 42 % pensent que les fabricants devraient donner la priorité à la fabrication d’emballages recyclables et 21 % pensent que l’industrie devrait œœuvrer pour des emballages entièrement exempts de plastique. Ce nombre ne fera que croître, car le plastique continue de faire l’objet d’une couverture journalière dans la presse. Les marques devront être perçues comme adoptant une approche responsable, sinon elles risqueront de nuire à leurs fonds et à leur réputation durement acquise.

Plastiques à base de plantes

Les bioplastiques sont fabriqués à partir d’une variété de sources telles que le maïs, qui est décomposé en PLA, ou acide poly lactique. C’est incroyablement durable à produire, car il est fabriqué à partir des déchets issus de la production de maïs. Le PLA peut être utilisé pour fabriquer des bouteilles de boisson, divers contenants de qualité alimentaire, ainsi que des films.

Racine de champignon

Avec le mycélium, l’emballage est littéralement cultivé. Pour fabriquer ces sachets, les déchets agricoles sont collectés, ensuite ils sont mélangés avec le mycélium dans des moules. L’usage des champions permet de trouver un substitut au polystyrène. Des entreprises comme Dell et Ikea ont déjà fait un pas vers l’utilisation de ces emballages pour leurs produits.

Les feuilles de palmier

Les feuilles de palmier sont utilisées pour créer des étuis ressemblant à des huîtres pour les savons faits à la main. Les feuilles tombent naturellement du palmier areca, puis elles sont collectées et moulées à la forme souhaitée. Brillamment respectueux de l’environnement, car ils utilisent un déchet naturel de l’areca palm et le produit d’emballage final est biodégradable. Ils sont très efficaces pour l’emballage des aliments tels que les fruits frais, les légumes et les noix.

Amidon de maïs et sorgho en vrac

Des sacs d’emballage sont fabriqués à partir d’amidon de maïs et peuvent être utilisés de la même manière que le polystyrène ordinaire. Cette version écologique — qui peut également être fabriquée à partir de sorgho (une culture similaire au maïs soufflé) — est biodégradable, sans odeur et peut-être même mieux ; sans électricité statique !

Commander des emballages pour les produits agroalimentaires

Si vous êtes dans le secteur de l’agroalimentaire et que vous faites toujours usage de sachets plastiques, vous devez savoir qu’il existe des alternatives moins dangereuses pour la santé de vos clients et pour la planète dont vous utilisez les ressources pour produire. Il est particulièrement révoltant de se procurer des produits alimentaires de haute qualité et de voir qu’ils sont encore emballés dans du plastique.
En France, vous pouvez commander et vous faire livrer des emballages pour les pâtisseries de luxe a un coût abordable. Que ce soient des emballages pour confiserie, pour chocolatier ou autres, il est primordial que les acteurs de l’industrie agroalimentaire se mettent à jour en adoptant des manières d’emballer les aliments qui soient moins agressives envers l’environnement.
Aujourd’hui les consommateurs, réunis en associations sont de plus en plus à cheval sur ces détails qui autrefois n’interpellaient personne. La pression doit être mise sur les géants de l’agroalimentaire et de la distribution pour qu’ils changent radicalement leurs habitudes d’emballage.

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